___Lessives__!__

Continuation de mes recherches perso sur mes lessives.

Vidéos :

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Carnet de dessins (encre et aquarelle) :

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Composition à partir des dessins du carnet :

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Je me suis imaginé écrire à mes voisins, pour leur expliquer ma situation, après les avoir vu sur leur balcon pointant du doigt dans ma direction… Mon imagination a tout de suite fait un bond et une petite histoire trottait dans ma tête… fiction que j’ai tout de suite voulu écrire.

Et qui sait, si mes fabulations s’avèrent vraies, peut être le hasard les fera tomber sur mon blog. Alors ils découvriront réellement mon petit jeux et pourront lire ce qui leur est adressé !

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Chers voisins,
Si c’est bien moi que vous montriez du doigt l’autre fois, je crains être démasquée dans mes démarches, toutefois bien respectueuses et légitimes, puisque considérées comme artistiques.
Je tiens tout d’abord, à vous rassurer sur mes intentions.
Je ne suis pas perverse ou voyeuse. Ce n’est pas une observation malhonnête et indiscrète, puisque j’attache seulement mon attention sur la beauté de votre linge qui sèche au soleil et qui se balance au vent. Il y a dans cette suite de vêtements étendus là, quelque chose que je trouve charmant.
J’aime quand les draps se gonflent et dansent avec l’air.
J’aime les chaussettes sur le petit manège prévu spécialement à cet effet.
J’aime les manches des polos qui s’animent tous seuls.
J’aime la composition aléatoire des couleurs que vous créez à chaque lessive.
J’aime les courageuses pinces à linge en plastiques, qui font bien leur boulot et résistent avec rigueur sous le poids des jeans les plus lourds.
J’aime le rythme des longueurs de pantalons qui se succèdent, et rappellent tous les âges de la famille.
J’aime remarquer l’usure des torchons par l’activité soutenue dans la cuisine.
J’aime m’apercevoir de la présence des serviettes de plage en fin d’après midi et m’imaginer votre belle journée.
J’aime observer votre gros chien faire sa sieste ou se dorer la pilule sur la terrasse…

Je m’imagine, sans vous connaître vraiment, des petites histoires, qui amusent mon quotidien. J’aime avoir la surprise de nouvelles compositions quand je rentre chez moi, fatiguée, ou le matin à mon réveil. C’est ce qui donne une petite tonalité différente chaque jour que vous le décidez.
C’est pour cela que je prend des notes photographiques, pour le pas oublier et conserver une image de cet instant (la date, le temps qu’il fait, et l’heure du moment où je le remarque). Il m’arrive de les dessiner ou de redessiner des lessives imaginaires, par faute de modèle. Je préfère la plume et l’encre de chine qui donne du caractère au lignes du linge, et j’associe parfois la couleur pour un peu plus de fraîcheur. J’écris aussi des mots, quand ils me passent par la tête ; ils m’aident à pouvoir exprimer plus clairement mes pensées et à ce qu’elles ne s’envolent pas.
Avec le temps, je m’aperçois que je vous connais de mieux en mieux, un peu malgré moi, et surtout malgré vous. Je vais être triste de déménager, seulement pour cette séparation.
Ce travail, à situer dans le temps, est important pour moi. Il a pris de plus en plus d’importance, au fur et à mesure de la croissance de ma collection d’images.
Le temps qui passe fait partie de ce projet personnel. C’est une initiative que je suis depuis presque deux ans maintenant. Et j’ai déjà eu le temps de voir des changements.

Merci.

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J’aurai voulu profiter de la possibilité de créer un site perso pour montrer ces dessins et vidéos dans une présentation plus appropriée et personnalisée, mais j’ai été confronté à des problèmes techniques et un manque de temps. J’aurai voulu construire un site labyrinthe, où l’aléatoire nous fait découvrir des surprises, des petits bonus… Par la suite, je souhaite mettre à jour ce petit projet, pour mettre en pratique ce que nous avons appris avec Douglas, si j’arrive à résoudre mes problèmes…

Sombrero …Sombre héros…

Decouflé,

que j’adore, depuis plusieurs années, depuis avoir été émerveillée par la cérémonie des J.O étant petite, depuis plusieurs spectacles à Monaco…

J’attendais avec impatience cette nouvelle représentation, pour la voir d’un œil plus averti et connaisseur, ayant grandi un peu plus… Maintenant je pourrai peut être comparer avec d’autres chorégraphes, percevoir sa “touche”, sa manière de traiter le corps et l’espace… etc. Mais j’ai été tout de suite emparée d’une magie qui m’a fait tout oublier. Bien sur, après coup, j’ai compris avec admiration sa technique et son style, j’ai réalisé que je connaissais déjà cette poésie propre à son monde fantasque. Mais tout de suite, comme nous on si bien guidés les deux conteurs de l’histoire “préparez vous à arrêter le temps” : nous entrons dans une quatrième dimension où le temps n’a plus de sens, nous entrons dans la magie du spectacle et oublions toute notre vie personnelle, faisons une pause remplie d’émotions (émotions, au pluriel).

Sombrero est un spectacle complet.
Tout d’abord, le fil conducteur est issu de la littérature : un texte de Claude Ponti nous guide tout au long du spectacle par ses jeux de mots autour de “sombrero” et ses variantes.
La danse se mêle au théâtre, avec la complicité des deux narrateurs (qui interviennent aussi dans la chorégraphie), les changements de décors et d’univers qui font s’enchaîner de nombreuses scènes, les quelques chansons qui nous font penser aux comédies musicales, mais aussi la façon de bouger et l’ironie qui se dégage de certains personnages… La danse est parfois étudiée pour se mêler au comique, notamment grâce au fameux et très touchant Christophe Salengro acteur, comédien (pour ceux qui se demande qui il est…il joue le président de Groland) et danseur qui suit Decouflé avec fidélité depuis ses débuts.
La scénographie est à souligner. Très riche et bien élaborée, grâce aux nombreux moyens techniques employés : plate-formes, panneaux mobiles, écrans de diverses tailles (au formats étonnants parfois), projections complexes… qui mettent en jeux le dédoublement des corps, entre direct et différé, entre réel et ombre, entre illusions d’optique et superposition… Les corps sont magnifiés. Une mise en valeur aussi par toutes ces trouvailles malignes autour de la lumière, l’ombre étant le thème principal de la pièce. Ce sont les danseurs eux-même qui tirent les ficelles de ces petite machineries devant nos yeux, nous plongeant complètement dans l’émerveillement.
La musique était également un atout de taille, puisqu’il s’agit du musicien Brian Eno qui en était maître. Un orchestre était aussi présent en live, en dessous de la scène, comme à l’opéra. S’alternaient donc musique enregistrée et musique live, ou même parfois un mélange des deux, sans oublier les voix des interprètes de temps en temps.

C’est la première fois que j’ai été bercé par autant d’émotions différentes à une même représentation de danse.
Bien sur, sur le plan technique mes observations étaient tout à fait satisfaites, mais je me laissais toujours surprendre par l’émotion tout à coup qui faisait hérisser mes poils (c’est vrai, je m’aperçois que j’ai toujours froid lors des spectacles qui me touchent ! Je sais bien évidemment pourquoi maintenant, mais sur le moment je ne m’en rend pas compte…). L’expression est ici bien appropriée : on passe “du rire au larmes”, très facilement.
ο synchronisation parfaite entre le personnage et son ombre (dansée par un autre danseur évidemment)
ο intensité et beauté du couple et de son jeux amoureux
ο humour et décalage de la pétillante Aurélia Petit et de Christophe Salengro par sa maladresse attendrissante
ο scènes de groupes burlesques et presque absurde
ο solo de Philippe Decouflé poignant par sa maîtrise et l’énergie dégagée

ο qualité et originalité des costumes de Philippe Guillotel

Un spectacle parfait à mes yeux, et qui a conquis tout le monde. Je suis ravie d’avoir fait connaître cet excellent chorégraphe à mes amis, qui ont aussi été subjugués par tant de créativité.

Voici une petite vidéo à voir pour un aperçu de certaines scènes :

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lien vers le site de Découflé et de sa compagnie DCA ici

Olivier Grossetête // structure en carton

Jeune artiste plasticien, Olivier Grossetête nous a invité a participé à son projet (déjà plusieurs structures monumentales construites dans plusieurs villes) : la construction de la façade de l’église de la Madeleine en carton, sur le Cours Mirabeau.

C’est à l’occasion de l’événement “C’est Sud” qu’il a pu intervenir dans la ville. Il s’agit d’une construction-performance qui invite le public à participer et à s’entraider dans une production plastique aux dimensions impressionnantes. L’union fait la force…

Olivier est venu nous présenter son travail à l’amphi de l’école, et après de nombreuses questions et un bon dialogue, il nous a proposé de participer à ce projet dans la construction, mais aussi l’aider à l’organisation des actions et des personnes présentes ce jour là. Nous sommes une poignée à se porter volontaires comme petits “maîtres d’oeuvre”. Des plans nous sont distribués et des réunions planifiées.

Nous allons, quelques jours avant le jour J, à l’école primaire, où Olivier a déjà commencé un travail assidu avec les élèves depuis plusieurs semaines. Toutes ces petites mains habiles ont déjà construit les parties de l’édifice les plus compliquées (les cartons à découper, et les arches notamment). Nous les rejoignons pour faire connaissance et commençons à mettre la main à la pâte pour prendre les bonnes habitudes de montage, scotchage et d’assemblage. Le temps d’un après-midi, nous retournons avec plaisir dans la cours de la petite école, avec même une pause récré ! Je me rend compte que la démarche participative d’Olivier est au centre du projet, et que les relations sont aussi importantes que le résultat concret. Des efforts physiques certes, mais aussi du dialogue, un effort de communication et une entraide sont indispensables dès que démarre le travail en groupe (ce que nous avions déjà testés lors de nos nombreux travaux collectifs avec notre classe, mais jamais avec des personnes inconnues, ce qui change tout !).

Le samedi 24 mai, c’est le grand jour de la construction ! Mais nous sommes tous inquiets du mauvais temps qui risque de tout faire changer…
Le travail se met en route doucement. 9h du matin. Plein milieu du cours Mirabeau. Circulation routière stoppée. Les passants commencent à nous observer… Les premiers cartons se montent petits à petits… et le petit groupe de travailleurs acharnés grossit de plus en plus. Les enfants sont ravis de jouer au milieu de cette cabane géante qui commence à prendre forme. Tout le monde est invité à enfiler un rouleau de scotch à son poignet.
Une fois le toit, partie la plus compliquée est montée, le premier étage est prêt à être soulevé pour rajouter des cartons en dessous. Et oui, nous commençons d’abord par construire le haut du “bâtiment”, pour rajouter des “pierres” à l’édifice petit à petit par le dessous. Moment le plus impressionnant, chacun se met à son poste : une personne pour chaque endroits porteurs, et… 1… 2… 3 !! Tout le monde se synchronise et nous soulevons la construction, pendant que d’autre posent des cartons dans l’alignement des piliers, et font monter l’église d’un peu plus d’un mètre. Ceci, ainsi de suite, avec bien sur des variations selon le plan que nous essayons de respecter à la lettre.
Tellement plongée dans l’action, je ne me suis pas rendu compte que la structure montait si vite, c’est avec du recul que le résultat est le plus impressionnant.
Une émulation étonnante se crée et tout le monde s’organise et joint ses forces pour faire avancer les choses. C’est une joyeuse pagaille pleines de cris d’enfants et de vas et vient incessants qui est certes fatiguant, mais aussi très motivant !
Bien sûr, il y a quelques règles, que nous devons expliquer à ceux qui participent, pour que la construction tienne le coup et soit bien solide aux moments des levés, il y a une technique pour scotcher (aux bon endroits). Les enfants ont du mal avec ces gros rouleaux de scotch et ne font pas vraiment ce qui est attendu, mais qu’importe, leur joie est tellement grande de participer, que nous les laissons le gaspiller…!

Nous avons eu de la chance de pouvoir faire la connaissance d’Olivier Grossetête et de participer à son projet. Ce fut une très bonne expérience en ce qui me concerne.

Le Métronome >> la suite ! >> Expo à la mairie

Et oui, notre bon vieux métronome a su conquérir les cœurs pour continuer sa p’tite vie d’objet, et éviter de passer son temps dans les caves de l’école…!

En effet, la mairie de la ville d’Aix nous a proposé (à nous! étudiants des beaux-arts!) d’exposer dans ses locaux prestigieux, et plus précisément dans la salle des États de Provence, le temps d’un évènement culturel dans les rues d’Aix : “C’est Sud”.

Une petite expo (puisqu’il s’agit seulement d’un jour. Que dis-je ? un après-midi!) ayant pour thème “cabinet de curiosité”, tournant autour de la notion de mémoire, de temps, de souvenir… Appuyé par Jean-Marc, nous avons acceptés le défi de (re?)exposer nos travaux du début de l’année (cf: atelier hybride et projet métronome). Le groupe -Kathialyn, Arthur, Mathias, Joaquim- et Thomas étaient aussi présents pour l’exposition de leurs pièces : Refleting loop, et l’objet-robot mobile.

Alors se met en place une décision d’améliorer l’objet du métronome : refaire le faux-bois, avec cette fois ci un véritable outil fait pour, résoudre quelques problèmes techniques, inclure de la lumière à l’intérieur, et surtout changer le système de son (capter et modifier le son en direct, à l’aide d’un micro et d’un programme, pour le redistribuer directement).

Comme il s’agissait d’un travail de groupe (Candie, Benoit, Amandine, Lionel, Florence et moi), nous avons décidé de se partager les tâches au mieux… en ne conservant que les motivés et intéressés par l’expo (et pouvant consacrer du temps malgré le travail fournit par l’assistanat).

Candie et moi nous sommes attelé à la peinture, travail extérieur qui se devait d’être réussi pour une bonne présentation. Voilà le résultats après ponçage, deux couches de peintures et l’utilisation d’un peigne à bois, et un polissage et brossage au cirage. Nous sommes assez contents du résultat, changeant radicalement avec le “faux bois” approximatif du début…

Voilà le petit texte présentant notre pièce à la Mairie (texte figurant à moitié sur le dépliant/programme de C’est Sud) :

LE METRONOME (1,30 x 0,60 m bois, son) :

Ici, le battement régulier du pendule n’indique plus une constance mais une disjonction entre l’image et le son, et de ce décalage naît peut être l’idée que la perception du temps est avant tout une question de sentiment.

J-M Andrieu

Lab0rat0ire des Fictions // vidéos

Voilà des vidéos du Labo des fictions pour les plus impatients… en attendant le DVD officiel ;

  • Préparatifs, essai du couloir tissu par Candie :
  • Rendu de l’anamorphose (de l’autre côté) :
  • Montage de la soirée, par Rémi :
  • Pendant la soirée, passage dans le couloir psychédélique et vidéos :
  • Pendant la soirée, dans le couloir d’instabilité lumino-fluorescent :
  • Pendant la soirée, une partie du parcours :

Journée portes ouvertes

A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).

Dessin

Sujet : s’inspirer du graphisme et de la mise en page du collectif d’artistes anarchiques Bazooka (années 70). Possibilité d’intégrer et de s’inspirer d’images de presse.

Il a tellement de choses, de sujets, d’inspirations différentes dans les images de Bazooka…! Mon dessin ne s’apparente pas vraiment aux images proposées, mais me ressemble plus. Je me suis laissé aller dans la construction, en inventant de nouvelles formes et manières d’occuper l’espace.

site du collectif Bazooka // site de Loulou Picasso (membre du groupe) // article wikipédia “Bazooka (groupe)”

dessin à la plume et à l’encre de chine (format raisin) :

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Dessin, toujours à la plume et à l’encre de chine.

Une journée entière sur ce sujet : à partir d’image d’un livre répertoriant les principaux animaux, construire un animal hybride imaginaire… le mien s’articule d’une tête de lézard-caméléon, avec des cornes de chèvre, un corps de chouette et autre oiseaux, des pattes de grenouille et des tentacules de pieuvres !

puis en au crayon de couleurs, quelques essais de têtes…

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Dessin (format raisin) : encre de chine, sanguine, aquarelle

Sujet : à partir d’un tas de tissus en tout genre, s’attacher seulement au graphisme du motif.

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Nous nous sommes lancés dans le sujet de l’étagère. Je me suis donc inspirée de mon garde-manger et mes bouquins, seule étagère à peu près rangée et intéressante chez moi… C’était amusant de retrouver les étiquettes des produits de mémoire.

Labo des fictions /// idées / projets

Pour un résumé explicatif bref du projet :

Le labo des fictions c’est…

- Toute une classe réunie pour 1 projet de fin d’année

- Encadré par notre coordinateur Jean-Marc Andrieu, et 2 artistes intervenants pour nous aider à la conception et à la réalisation : Rémi Dall’aglio, artiste plasticien que nous connaissons déjà bien, pour avoir travaillé avec lui quelques mois au début de l’année ; et Jean Raquamier, inconnu jusqu’alors, qui nous a fait partagé son savoir-faire technique.

- Des profs et assistants à notre disposition pour nous prêter main forte : Don Jacques (bois), Christophe (métal), Laurent (électronique), Rémi et François (son), Douglas (programmation), François (vidéo)…

- Du matériel de professionnel ! avec un budget accordé par l’école pour acheter tout le nécessaire…des plaques de contre-plaquée, en passant par les chevilles et les vis, et par les rouleaux de scotch et peintures fluo, ou encore par le tissu rayé noir et rose et les néons ! tout ça pour nous? wahou! ça fait plaisir !

- Un lieu exclusivement réservé dans l’école, pour le labo des fictions : “le studio“, très grand espace, délimité en 2 parties par une mezzanine, entouré sur 2 façades de grandes fenêtres.

- Au total, pas moins de 8 petits projets petits? est ce le mot approprié ?

  1. couloir tissu
  2. couloir déstabilisant
  3. mur qui tombe
  4. anamorphose
  5. néon à voir la vie en rose
  6. mur d’eau tétris
  7. module qui se déplace
  8. machine à évaluer

- Tout ça, étalé sur une bonne partie de l’année, c’est à dire : 1 jour par semaine pour la réflexion et la conception (de novembre à février), puis 3 à 4 jours par semaine de réalisation >> 4 semaines seulement pour le montage du projet ! !

- 1 soirée de présentation

- 1 jour pour tout démonter…

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Comme il nous était impossible de se lancer dans une seule et même idée… nous avons décidé de proposer des idées en vrac, tout ce qui nous semblait intéressant… puis d’essayer de se rejoindre par affinités, si une idée de projet nous intéresse, on se joint au petit groupe et on propose d’autres suggestions pour faire avancer le projet…

C’est ce qui se déroula sans trop de soucis, jusqu’au problème de “comment placer tous ces petits projets dans l’espace”

Une idée en commun nous réunissait : celle d’un parcours, qui mettrait en éveil tous nos sens. Une sorte de chemin préétablie, pour un cobaye humain, soumis à nos épreuves farfelues.

A partir des idées de chacun, le parcours s’est organisé avec logique.

Des couloirs doivent être créé pour délimiter les espaces, pour accéder enfin à la grande salle, qui contiendra les autres projets, plus volumineux.

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Mes idées :

En repensant à un ancien travail de maquette (qui date de l’année prépa à la thiole), je réalisais que j’avais déjà réfléchi sur ce sujet de déséquilibre, de surface impraticable, ou difficile à traverser :

¤ >> Un sol mou, déstabilisant, qui impliquerait une attention spéciale à la perception de ce que le spectateur-acteur a sous ses pieds… Provoquer le déséquilibre, pour créer une contrainte dans l’espace, par rapport au corps de celui qui le traverse. Un couloir étroit, où le but de le traverser en devient évident, une difficulté amusante, voire angoissante pour certain. En plus de ce volume inattendu au sol, pas de lumière, ce qui perturbe encore plus les sens, ajoutant un bouleversement de la vue, et donc un déséquilibre accentué.

Ajouté aux idées de murs qui bougent, basculent, tombent, pivotent, proposées par une grande partie des profs et des étudiants ; nous décidons, avec Candie d’insérer une difficulté supplémentaire, grace aux murs latéraux : les murs se balanceraient de gauche à droite, au contact des mains posées sur les murs du couloir, provoquant encore plus de déséquilibre.

Autre option, qui permettrait de ne pas pouvoir prendre appuis sur les murs latéraux pour la traversée du couloir : les murs sont gras et donc glissant, et dégoutant à toucher.

Se pose aussi le problème de l’ambiance sonore : peut être rajouter du son pour créer un environnement encore plus oppressant ?

¤ Question technique…

le sol mou >> matelas, mousse, tissu rempli de sciure de bois ou de polystyrène… Option : faire un “parquet” flottant, à l’aide de planches de bois fixées sur une surface ronde, donc instable.

les murs balançoires >> planches de contre-plaqué fixés sur des barres de métal, attachées au plafond par des cordes, système d’anneaux, cadre…

murs gras >> huile, margarine, graisse animale, vaseline…

ambiance sonore >> montage de son très aigus, ou très graves, sifflant ou bourdonnant… bruits organiques de l’intérieur du corps…

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Finalement, seul l’idée du sol mou n’a pas été éliminé de la liste, et se poursuivra jusqu’au bout du projet.

Candie, Florent, Lionel et moi partons à la recherche de matelas abandonnés dans les rues d’Aix… à mon plus grand étonnement, ils ne se font pas si rares que je l’avais imaginé ! (heureusement pour nous)

Bientôt assez de materiel pour couvrir une surface de sol longue d’au moins 8 mètres !

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¤ La structure

Comment partager l’espace du studio pour créer des couloirs ?

Plusieurs couloirs sont à construire : un premier passage dans le couloir tissu, puis un autre dans le couloir mou.

Une structure en bois est donc construite en premier. Le problème étant quelle soit la plus solide et d’équerre possible !

voilà les plans (comprenant également le tissu qui passe au milieu du 1er couloir (en bleu) :

entrée (à droite, par la fente crée par le tissu) :

sortie (par l’ouverture porte) :

vue de côté :

vue de dessus, avec les flèches indiquant le sens du cheminement :

Au final, un petit changement aura été fait. Un couloir aura été rajouté entre le couloir tissu et le couloir mou. Et la sortie vers la grande salle se fait donc à l’opposé de l’entrée. D’autres choses ont été ajouté.

Récapitulatif :

couloir (8m x 1,5m environ) dans le noir complet

sol mou (matelas recouvert par une housse du même tissu que celui utilisé pour l’entréé > rayé noir & rose

◊ mur latéral gauche recouvert d’une toile fluorescente verte

◊ mur lateral droit : mur qui tombe, équipé de 2 flashs pour éclairer momentanément et imprimer les ombres sur la toile fluorescente.

Nous voilà donc maintenant sur le terrain de la construction :
structurestructurestructurecouloir mouanamorphoseanamorphosecouloir mou avec mur florescent

grande salle, néons verts

Labo des fictions

Comment parler, résumer, évoquer, un si grand chapitre de l’année (dans son espace dans le temps, et, dans son importance que j’y attache)… maintenant qu’il est imaginé, construit, démonté, passé, vécu…

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Projet collectif des 2ème années 2008 >> Nous devons tous travailler ensemble, avec un thème proposé : cette année à l’école, est axée sur le rapport art/science, et tout ce qui en résulte… machine, nouvelles perceptions, nouvelles technologies dans le rapport à l’art, expérimentation en tout genre, etc..

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Le Laboratoire des Fictions

…Un titre qui nous a laissé sans voix (ou plutôt avec trop d’idées possibles ?) tellement il donnait de pistes… Nous sommes restés un long moment sans véritablement agir, ce qui m’agaçait beaucoup, mais c’est ça la dynamique de groupe !

Une vision vague pour chacun de ce projet, des idées qui fusent mais qui ne sont pas véritablement bien placées, des propositions loufoques ou irréalisables, des idées trop faciles, des propositions par dépit… mais aussi, des idées ingénieuses, qui donnent envie de relever le défi ; des idées originales, des idées puisées dans nos souvenirs du début d’année, retravaillées, améliorées… au final, un mélange, une prise d’inspiration collective s’est créée, et sans trop s’en rendre compte, nous avançons !

Tout se temps de réflexion indécis a porté ses fruits ! Il ne nous reste plus qu’à prendre des décisions… et ça, c’est sans doute le plus difficile : se mettre d’accord, ce qui implique, faire des choix. (et surtout rapidement!)

Pour me rassurer, je repense souvent à la phrase de Jean-Marc “Ça va pas se passer sans engueulades. Il faut qu’il y ait des frictions ! Sinon ce n’est pas intéressant ! Il faut que ça bouge et qu’il y ait des désaccords.”

Ok. C’est sur, nous sommes tous différents dans nos manières de réfléchir, travailler, et se motiver. Ça va pas être facile, mais jusque là, on s’est est très bien sortis, ensemble ! On connait notre groupe, dans le travail et dans la déconne, on sait comment ça se passe : des moments plats (beaucoup), et des moments d’émulation qu’on ne soupçonnaient pas (crevant), pour au final un bon rendu (fiers!).

Voila ma petite introduction sur les relations de groupe… Je reste vraiment contente et satisfaite de cette expérience où il s’est créé une bonne ambiance, une entraide et une motivation incroyable.

lessive d’avril

…avril, ne te découvre pas d’un fil… c’est bien vrai ! mes chers voisins se font rares…

et là, paf ! 2 en une journée !

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