Lab0rat0ire des Fictions // vidéos

Voilà des vidéos du Labo des fictions pour les plus impatients… en attendant le DVD officiel ;

  • Préparatifs, essai du couloir tissu par Candie :
  • Rendu de l’anamorphose (de l’autre côté) :
  • Montage de la soirée, par Rémi :
  • Pendant la soirée, passage dans le couloir psychédélique et vidéos :
  • Pendant la soirée, dans le couloir d’instabilité lumino-fluorescent :
  • Pendant la soirée, une partie du parcours :

Journée portes ouvertes

A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).

Dessin

Sujet : s’inspirer du graphisme et de la mise en page du collectif d’artistes anarchiques Bazooka (années 70). Possibilité d’intégrer et de s’inspirer d’images de presse.

Il a tellement de choses, de sujets, d’inspirations différentes dans les images de Bazooka…! Mon dessin ne s’apparente pas vraiment aux images proposées, mais me ressemble plus. Je me suis laissé aller dans la construction, en inventant de nouvelles formes et manières d’occuper l’espace.

site du collectif Bazooka // site de Loulou Picasso (membre du groupe) // article wikipédia “Bazooka (groupe)”

dessin à la plume et à l’encre de chine (format raisin) :

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Dessin, toujours à la plume et à l’encre de chine.

Une journée entière sur ce sujet : à partir d’image d’un livre répertoriant les principaux animaux, construire un animal hybride imaginaire… le mien s’articule d’une tête de lézard-caméléon, avec des cornes de chèvre, un corps de chouette et autre oiseaux, des pattes de grenouille et des tentacules de pieuvres !

puis en au crayon de couleurs, quelques essais de têtes…

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Dessin (format raisin) : encre de chine, sanguine, aquarelle

Sujet : à partir d’un tas de tissus en tout genre, s’attacher seulement au graphisme du motif.

Labo des fictions /// idées / projets

Pour un résumé explicatif bref du projet :

Le labo des fictions c’est…

- Toute une classe réunie pour 1 projet de fin d’année

- Encadré par notre coordinateur Jean-Marc Andrieu, et 2 artistes intervenants pour nous aider à la conception et à la réalisation : Rémi Dall’aglio, artiste plasticien que nous connaissons déjà bien, pour avoir travaillé avec lui quelques mois au début de l’année ; et Jean Raquamier, inconnu jusqu’alors, qui nous a fait partagé son savoir-faire technique.

- Des profs et assistants à notre disposition pour nous prêter main forte : Don Jacques (bois), Christophe (métal), Laurent (électronique), Rémi et François (son), Douglas (programmation), François (vidéo)…

- Du matériel de professionnel ! avec un budget accordé par l’école pour acheter tout le nécessaire…des plaques de contre-plaquée, en passant par les chevilles et les vis, et par les rouleaux de scotch et peintures fluo, ou encore par le tissu rayé noir et rose et les néons ! tout ça pour nous? wahou! ça fait plaisir !

- Un lieu exclusivement réservé dans l’école, pour le labo des fictions : “le studio“, très grand espace, délimité en 2 parties par une mezzanine, entouré sur 2 façades de grandes fenêtres.

- Au total, pas moins de 8 petits projets petits? est ce le mot approprié ?

  1. couloir tissu
  2. couloir déstabilisant
  3. mur qui tombe
  4. anamorphose
  5. néon à voir la vie en rose
  6. mur d’eau tétris
  7. module qui se déplace
  8. machine à évaluer

- Tout ça, étalé sur une bonne partie de l’année, c’est à dire : 1 jour par semaine pour la réflexion et la conception (de novembre à février), puis 3 à 4 jours par semaine de réalisation >> 4 semaines seulement pour le montage du projet ! !

- 1 soirée de présentation

- 1 jour pour tout démonter…

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Comme il nous était impossible de se lancer dans une seule et même idée… nous avons décidé de proposer des idées en vrac, tout ce qui nous semblait intéressant… puis d’essayer de se rejoindre par affinités, si une idée de projet nous intéresse, on se joint au petit groupe et on propose d’autres suggestions pour faire avancer le projet…

C’est ce qui se déroula sans trop de soucis, jusqu’au problème de “comment placer tous ces petits projets dans l’espace”

Une idée en commun nous réunissait : celle d’un parcours, qui mettrait en éveil tous nos sens. Une sorte de chemin préétablie, pour un cobaye humain, soumis à nos épreuves farfelues.

A partir des idées de chacun, le parcours s’est organisé avec logique.

Des couloirs doivent être créé pour délimiter les espaces, pour accéder enfin à la grande salle, qui contiendra les autres projets, plus volumineux.

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Mes idées :

En repensant à un ancien travail de maquette (qui date de l’année prépa à la thiole), je réalisais que j’avais déjà réfléchi sur ce sujet de déséquilibre, de surface impraticable, ou difficile à traverser :

¤ >> Un sol mou, déstabilisant, qui impliquerait une attention spéciale à la perception de ce que le spectateur-acteur a sous ses pieds… Provoquer le déséquilibre, pour créer une contrainte dans l’espace, par rapport au corps de celui qui le traverse. Un couloir étroit, où le but de le traverser en devient évident, une difficulté amusante, voire angoissante pour certain. En plus de ce volume inattendu au sol, pas de lumière, ce qui perturbe encore plus les sens, ajoutant un bouleversement de la vue, et donc un déséquilibre accentué.

Ajouté aux idées de murs qui bougent, basculent, tombent, pivotent, proposées par une grande partie des profs et des étudiants ; nous décidons, avec Candie d’insérer une difficulté supplémentaire, grace aux murs latéraux : les murs se balanceraient de gauche à droite, au contact des mains posées sur les murs du couloir, provoquant encore plus de déséquilibre.

Autre option, qui permettrait de ne pas pouvoir prendre appuis sur les murs latéraux pour la traversée du couloir : les murs sont gras et donc glissant, et dégoutant à toucher.

Se pose aussi le problème de l’ambiance sonore : peut être rajouter du son pour créer un environnement encore plus oppressant ?

¤ Question technique…

le sol mou >> matelas, mousse, tissu rempli de sciure de bois ou de polystyrène… Option : faire un “parquet” flottant, à l’aide de planches de bois fixées sur une surface ronde, donc instable.

les murs balançoires >> planches de contre-plaqué fixés sur des barres de métal, attachées au plafond par des cordes, système d’anneaux, cadre…

murs gras >> huile, margarine, graisse animale, vaseline…

ambiance sonore >> montage de son très aigus, ou très graves, sifflant ou bourdonnant… bruits organiques de l’intérieur du corps…

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Finalement, seul l’idée du sol mou n’a pas été éliminé de la liste, et se poursuivra jusqu’au bout du projet.

Candie, Florent, Lionel et moi partons à la recherche de matelas abandonnés dans les rues d’Aix… à mon plus grand étonnement, ils ne se font pas si rares que je l’avais imaginé ! (heureusement pour nous)

Bientôt assez de materiel pour couvrir une surface de sol longue d’au moins 8 mètres !

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¤ La structure

Comment partager l’espace du studio pour créer des couloirs ?

Plusieurs couloirs sont à construire : un premier passage dans le couloir tissu, puis un autre dans le couloir mou.

Une structure en bois est donc construite en premier. Le problème étant quelle soit la plus solide et d’équerre possible !

voilà les plans (comprenant également le tissu qui passe au milieu du 1er couloir (en bleu) :

entrée (à droite, par la fente crée par le tissu) :

sortie (par l’ouverture porte) :

vue de côté :

vue de dessus, avec les flèches indiquant le sens du cheminement :

Au final, un petit changement aura été fait. Un couloir aura été rajouté entre le couloir tissu et le couloir mou. Et la sortie vers la grande salle se fait donc à l’opposé de l’entrée. D’autres choses ont été ajouté.

Récapitulatif :

couloir (8m x 1,5m environ) dans le noir complet

sol mou (matelas recouvert par une housse du même tissu que celui utilisé pour l’entréé > rayé noir & rose

◊ mur latéral gauche recouvert d’une toile fluorescente verte

◊ mur lateral droit : mur qui tombe, équipé de 2 flashs pour éclairer momentanément et imprimer les ombres sur la toile fluorescente.

Nous voilà donc maintenant sur le terrain de la construction :
structurestructurestructurecouloir mouanamorphoseanamorphosecouloir mou avec mur florescent

grande salle, néons verts

Labo des fictions

Comment parler, résumer, évoquer, un si grand chapitre de l’année (dans son espace dans le temps, et, dans son importance que j’y attache)… maintenant qu’il est imaginé, construit, démonté, passé, vécu…

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Projet collectif des 2ème années 2008 >> Nous devons tous travailler ensemble, avec un thème proposé : cette année à l’école, est axée sur le rapport art/science, et tout ce qui en résulte… machine, nouvelles perceptions, nouvelles technologies dans le rapport à l’art, expérimentation en tout genre, etc..

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Le Laboratoire des Fictions

…Un titre qui nous a laissé sans voix (ou plutôt avec trop d’idées possibles ?) tellement il donnait de pistes… Nous sommes restés un long moment sans véritablement agir, ce qui m’agaçait beaucoup, mais c’est ça la dynamique de groupe !

Une vision vague pour chacun de ce projet, des idées qui fusent mais qui ne sont pas véritablement bien placées, des propositions loufoques ou irréalisables, des idées trop faciles, des propositions par dépit… mais aussi, des idées ingénieuses, qui donnent envie de relever le défi ; des idées originales, des idées puisées dans nos souvenirs du début d’année, retravaillées, améliorées… au final, un mélange, une prise d’inspiration collective s’est créée, et sans trop s’en rendre compte, nous avançons !

Tout se temps de réflexion indécis a porté ses fruits ! Il ne nous reste plus qu’à prendre des décisions… et ça, c’est sans doute le plus difficile : se mettre d’accord, ce qui implique, faire des choix. (et surtout rapidement!)

Pour me rassurer, je repense souvent à la phrase de Jean-Marc “Ça va pas se passer sans engueulades. Il faut qu’il y ait des frictions ! Sinon ce n’est pas intéressant ! Il faut que ça bouge et qu’il y ait des désaccords.”

Ok. C’est sur, nous sommes tous différents dans nos manières de réfléchir, travailler, et se motiver. Ça va pas être facile, mais jusque là, on s’est est très bien sortis, ensemble ! On connait notre groupe, dans le travail et dans la déconne, on sait comment ça se passe : des moments plats (beaucoup), et des moments d’émulation qu’on ne soupçonnaient pas (crevant), pour au final un bon rendu (fiers!).

Voila ma petite introduction sur les relations de groupe… Je reste vraiment contente et satisfaite de cette expérience où il s’est créé une bonne ambiance, une entraide et une motivation incroyable.

lessive d’avril

…avril, ne te découvre pas d’un fil… c’est bien vrai ! mes chers voisins se font rares…

et là, paf ! 2 en une journée !

Dessins - modèle vivant

Un nouveau modèle pour de nouveaux dessins (format raisin)…

J’aime faire attention aux petits détails de la peau et aux creux presque imperceptibles.

lessive d’hiver

25 février 2008

Marc Chevalier

Né en 1967 à Paris, il vit et travaille à Nice. Marc Chevalier pratique la peinture, la sculpture, et fait des installations.

←↑↓→ J’aime son approche à la peinture. Marc Chevalier peint avec du scotch (oui oui, il considère ça comme de la peinture). Il aurait pu participer à la semaine thématique “peinture et débordement” !

J’ai découvert suite à une rencontre chanceuse, il y a déjà un moment (2005), dans son atelier (au dessus de la Station, galerie niçoise), en plein travail, grâce à ma prof d’histoire de l’art contemporain favorite de l’époque (Villa Thiole), Catherine Macchi. Ensuite, j’ai retrouvé ses toiles (la rouge et la jaune, que j’avais vu inachevées dans son atelier) dans une expo à la Villa Arson. En les voyant exposées, avec du recul, je me suis laissé prendre au jeux. On aurait vraiment dit de la peinture… sauf qu’en s’approchant, on distingue bien les longs morceaux de scotch superposés. J’ai trouvé ça génial. Deux tableaux, aux couleurs flash, qui attirent l’œil tout de suite, et qui nous plonge dans un espace infini et complexe fascinant. Il y a une dimension cosmique que je trouve très intéressante. Ces tableaux me transportent dans un espace (au sens de l’astronomie) dense et coloré, comme dans une vue en 3D d’une galaxie inconnue, agréable de nouveauté et de chaleur…

C’est aujourd’hui, en retrouvant son travail dans une galerie de Nice (Galerie Norbert Pastor), que j’ai voulu en parler pour vous faire découvrir cet artiste. J’aime autant son travail pictural, par sa nouvelle approche, conceptuellement très intéressante, que son travail d’installation/sculptures, plus décalé, qui s’oppose quasiment.

du rouge du jaune

Aussi, cette année au Mamac, dans l’expo consacrée aux artistes sortant de la Villa Arson Nice to meet you, il y avait un triptyque de Marc Chevalier :

sans titre

Cette fois ci, du noir. Mais l’effet y est toujours, peut être encore renforcé par ces lignes, que l’on distinguent mieux ; une sorte de grille ou de repères de perspective qui construisent l’espace et ajoutent de la profondeur.

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←↑↓→ Côté sculptures/installations…

Des sculptures éphémères, légères et amusantes, pleines de poésie !

une colline de poche cractus

Marc Chevalier, le pain dur à l’allemande le cinoche le tralala (2007)

allez voir (et lisez surtout)

Projet Bois - étapes finales

  • Couche de peinture grise pour donner l’effet du bois usé par le temps :

  • autre couche de peinture, plus foncée, pour mieux marquer les lignes en relief :

  • une couche de cire (mélange de cire d’abeille pure et de cire teintée légèrement rouge) :
  • pour avoir une petite idée du socle… à ce stade là, il est encore trop rouge-violet, donc pas encore terminé (couche de peinture en bombe noire en plus)

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