une piste à suivre…
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bois : définition → substance solide et fibreuse qui compose les racines, la tige et les branches des arbres.
différentes expressions avec le mot bois :
“faire du feu de tout bois” > utiliser toutes les opportunités
“il est du bois dont on fait les flûtes” > il accepte tout
“il saura de quel bois je me chauffe” > comment je vais réagir (cad violemment)
“touchons du bois” > formule pour conjurer le mauvais sort
“on n’est pas de bois” > on n’est pas insensible au charme de l’autre sexe
“avoir la geule de bois” > anciennement, avoir la bouche sèche après avoir bu de l’alcool ; aujourd’hui, avoir les mauvais effet de l’alcool le lendemain après avoir bu de l’alcool
“la langue de bois” > qui se résoud à ne rien dire
“un chèque en bois” > un chèque sans provision
“être dans ses bois” > être dans ses meubles (cad chez soi)
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Le Bois. Ce qui m’interesse dans l’aspect visuel du bois, ce sont toutes ces lignes, ces courbes, ces noeuds, qui sont pourtant appelés des défauts. Dans le domaine professionel, les noeuds sont à éviter, à rejetter. Pourtant, c’est ça qui fait tout le caractère de chaque essence de bois. C’est ça qui me plait, ce que je trouve beau, sensible par ces variations, ces oscillations, cette instabilité, cette évolution, ces écarts, ces espaces, ces entrelacs…
défauts du bois = noeuds, gélivure, roulure, lunure, “couts de vents”, cannelures du tronc, le coeur du bois, poches de résines, entre-écorce, fil ondulé, bois madré ou ronceux, broussins, loupe…
On peut d’ailleurs mettre parallèle les veinures du bois avec ces lignes que nous portons tous sur notre peau, les empreintes digitales. Ce dessin de lignes naturelles de la peau se retrouve aussi à l’intérieur de l’anatomie organique du végétal. Et comme chacun porte un caractère digital différent, chaque arbre porte aussi un dessin unique.
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à propos des noeuds :
” Les noeuds dans le bois nous montrent à quel moment l’arbre s’est dréssé vers le ciel, à quel moment il a absorbé la lumière du sud, s’il avait émergé dans une fôret dense, dans un pré ou bien à la lisière des bois.”
Giuseppe Penone.
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lignes-cernes-veines.
1 ligne = 1 an
La cerne apparait parceque l’arbre est marqué par les changement de saisons. Plus l’arbre pousse, plus l’écard entre la cerne précédente est grande.
L’étude du veinage (pour la datation) s’appelle la dendrochronologie. >site sur la dendrochronologie ici
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projet volume… juste une idée pour mettre en valeur ces lignes
peut être méler le dessin de mes empreintes (digitale) à celle du bois.

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Artistes - références :
♥ Giuseppe Penone (artiste contemporain italien / né en 47, Arte Povera/ Land art, sculpture/ installation/ dessin/ interventions dans la nature) /// Penone : sur wikipedia /// Penone : doc du Centre Pompidou
J’adore cet artiste pour ses projets plein de poésie et de délicatesse, sa façon de révéler la nature. J’ai dejà vu plusieurs de ces alberi, et d’autres pièces plus récentes qui me touchent beaucoup.
Ces oeuvres émanent une évidence, une clarté qui crée une véritable émotion. Dans son travail sur les alberi, il sculpte le tronc ou la poutre (coupé industriellement, si banale soit elle) à la manière artisanale, au couteau à bois. De cette façon, il met à nu la poutre, délivrant le coeur de l’arbre, son ancienne vie, sa mémoire. Il extrait les noeuds et la naissances des branches à partir des veinures du tronc coupé, ou de la poutre taillée par la main de l’homme.


♣ Toni Grand (artiste contemporain français /1935-2005, support-surface, installations, sculptures ) /// Grand sur wikipédia ///
Toni Grand travaille a travaillé avec le matériau bois des années 1969 à 1975, pour ensuite s’interesser à d’autres matériaux comme la pierre ou la résine. Ce sont donc ces anciens travaux qui m’interesse (les plus discrets en termes d’information et de publication!).
Φ Ces sculptures sont faites à partir de branches, qu’il équarrit* ou scie, écarte, dégage, fente et/ou refente (entièrement ou partiellement), dégrossi ou ajoute de l’epaisseur, débite, courbe, glisse, calle, colle, entrecroise…
* équarrir = Tailler à angle droit.
- Équarrir une poutre, une pierre, un bloc de marbre.
- Une pièce de bois équarrie.
Ce qui me plait dans son travail, ce sont ces espaces créés là ou ils n’existaient pas. Il encadre en donnant de l’espace à un endroit particulier. La branche prend alors de l’ampleur, se développe dans l’espace. Elle prend de l’envergure et se déplie. Son corps, vu de l’intérieur, devient important. Sa découpe éclate et habille sa silhouette

Φ Ses scuptures-objets remettent en question le concept de sculpture >> ôter ou ajouter de la matière ; pas de socle ; perception dans l’espace différente.
Perception des sculptures >> Elles produisent un espace d’entente et de communication fait étrangement de deception, de trouble et d’émotion retenue. Elles ne font rien apparaître du “moi” du sculpteur, elles sont distantes et ne révèlent pas de trait de sa personnalité.
“Quand je revois des oeuvres anciennes [il parle des oeuvres en bois] [...], j’ai un grand plaisir de leur insensé, du fait que ce n’est que cela et que c’est “merveilleux”, pas moins emotionnel ou moins affectif. [...] Je trouve les oeuvres anciennes expressives, étant entendu que l’expressivité, c’est hors de soi. Je les trouve hors de moi, très extatiques.”
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Les sculptures sont disposées dans l’espace sans installation pré-établie. Elles sont libres, dans un espace qui les entoure et leur convient. Elles n’ont pas de socle, sont posées dans l’espace sans autre détermination qu’être là en tant qu’objet-sculpture. C’est cette ouverture qui ne permet pas d’étiquetage au travail de Toni Grand. Il montre ce qui est, et c’est tout. Avec la plus grande neutralité possible. Chaque pièce est autonome.
Φ L’emploi du matériau bois est d’ailleur relié à cette neutralité. Pour Toni Grand, le bois est materiau de ses pièce parce qu’il est accessible et neutre. Son utilisation n’est pas liée à la charge symbolique du bois.