Archive pour juin 2008

___Lessives__!__

Continuation de mes recherches perso sur mes lessives.

Vidéos :

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Carnet de dessins (encre et aquarelle) :

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Composition à partir des dessins du carnet :

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Je me suis imaginé écrire à mes voisins, pour leur expliquer ma situation, après les avoir vu sur leur balcon pointant du doigt dans ma direction… Mon imagination a tout de suite fait un bond et une petite histoire trottait dans ma tête… fiction que j’ai tout de suite voulu écrire.

Et qui sait, si mes fabulations s’avèrent vraies, peut être le hasard les fera tomber sur mon blog. Alors ils découvriront réellement mon petit jeux et pourront lire ce qui leur est adressé !

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Chers voisins,
Si c’est bien moi que vous montriez du doigt l’autre fois, je crains être démasquée dans mes démarches, toutefois bien respectueuses et légitimes, puisque considérées comme artistiques.
Je tiens tout d’abord, à vous rassurer sur mes intentions.
Je ne suis pas perverse ou voyeuse. Ce n’est pas une observation malhonnête et indiscrète, puisque j’attache seulement mon attention sur la beauté de votre linge qui sèche au soleil et qui se balance au vent. Il y a dans cette suite de vêtements étendus là, quelque chose que je trouve charmant.
J’aime quand les draps se gonflent et dansent avec l’air.
J’aime les chaussettes sur le petit manège prévu spécialement à cet effet.
J’aime les manches des polos qui s’animent tous seuls.
J’aime la composition aléatoire des couleurs que vous créez à chaque lessive.
J’aime les courageuses pinces à linge en plastiques, qui font bien leur boulot et résistent avec rigueur sous le poids des jeans les plus lourds.
J’aime le rythme des longueurs de pantalons qui se succèdent, et rappellent tous les âges de la famille.
J’aime remarquer l’usure des torchons par l’activité soutenue dans la cuisine.
J’aime m’apercevoir de la présence des serviettes de plage en fin d’après midi et m’imaginer votre belle journée.
J’aime observer votre gros chien faire sa sieste ou se dorer la pilule sur la terrasse…

Je m’imagine, sans vous connaître vraiment, des petites histoires, qui amusent mon quotidien. J’aime avoir la surprise de nouvelles compositions quand je rentre chez moi, fatiguée, ou le matin à mon réveil. C’est ce qui donne une petite tonalité différente chaque jour que vous le décidez.
C’est pour cela que je prend des notes photographiques, pour le pas oublier et conserver une image de cet instant (la date, le temps qu’il fait, et l’heure du moment où je le remarque). Il m’arrive de les dessiner ou de redessiner des lessives imaginaires, par faute de modèle. Je préfère la plume et l’encre de chine qui donne du caractère au lignes du linge, et j’associe parfois la couleur pour un peu plus de fraîcheur. J’écris aussi des mots, quand ils me passent par la tête ; ils m’aident à pouvoir exprimer plus clairement mes pensées et à ce qu’elles ne s’envolent pas.
Avec le temps, je m’aperçois que je vous connais de mieux en mieux, un peu malgré moi, et surtout malgré vous. Je vais être triste de déménager, seulement pour cette séparation.
Ce travail, à situer dans le temps, est important pour moi. Il a pris de plus en plus d’importance, au fur et à mesure de la croissance de ma collection d’images.
Le temps qui passe fait partie de ce projet personnel. C’est une initiative que je suis depuis presque deux ans maintenant. Et j’ai déjà eu le temps de voir des changements.

Merci.

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J’aurai voulu profiter de la possibilité de créer un site perso pour montrer ces dessins et vidéos dans une présentation plus appropriée et personnalisée, mais j’ai été confronté à des problèmes techniques et un manque de temps. J’aurai voulu construire un site labyrinthe, où l’aléatoire nous fait découvrir des surprises, des petits bonus… Par la suite, je souhaite mettre à jour ce petit projet, pour mettre en pratique ce que nous avons appris avec Douglas, si j’arrive à résoudre mes problèmes…

Sombrero …Sombre héros…

Decouflé,

que j’adore, depuis plusieurs années, depuis avoir été émerveillée par la cérémonie des J.O étant petite, depuis plusieurs spectacles à Monaco…

J’attendais avec impatience cette nouvelle représentation, pour la voir d’un œil plus averti et connaisseur, ayant grandi un peu plus… Maintenant je pourrai peut être comparer avec d’autres chorégraphes, percevoir sa “touche”, sa manière de traiter le corps et l’espace… etc. Mais j’ai été tout de suite emparée d’une magie qui m’a fait tout oublier. Bien sur, après coup, j’ai compris avec admiration sa technique et son style, j’ai réalisé que je connaissais déjà cette poésie propre à son monde fantasque. Mais tout de suite, comme nous on si bien guidés les deux conteurs de l’histoire “préparez vous à arrêter le temps” : nous entrons dans une quatrième dimension où le temps n’a plus de sens, nous entrons dans la magie du spectacle et oublions toute notre vie personnelle, faisons une pause remplie d’émotions (émotions, au pluriel).

Sombrero est un spectacle complet.
Tout d’abord, le fil conducteur est issu de la littérature : un texte de Claude Ponti nous guide tout au long du spectacle par ses jeux de mots autour de “sombrero” et ses variantes.
La danse se mêle au théâtre, avec la complicité des deux narrateurs (qui interviennent aussi dans la chorégraphie), les changements de décors et d’univers qui font s’enchaîner de nombreuses scènes, les quelques chansons qui nous font penser aux comédies musicales, mais aussi la façon de bouger et l’ironie qui se dégage de certains personnages… La danse est parfois étudiée pour se mêler au comique, notamment grâce au fameux et très touchant Christophe Salengro acteur, comédien (pour ceux qui se demande qui il est…il joue le président de Groland) et danseur qui suit Decouflé avec fidélité depuis ses débuts.
La scénographie est à souligner. Très riche et bien élaborée, grâce aux nombreux moyens techniques employés : plate-formes, panneaux mobiles, écrans de diverses tailles (au formats étonnants parfois), projections complexes… qui mettent en jeux le dédoublement des corps, entre direct et différé, entre réel et ombre, entre illusions d’optique et superposition… Les corps sont magnifiés. Une mise en valeur aussi par toutes ces trouvailles malignes autour de la lumière, l’ombre étant le thème principal de la pièce. Ce sont les danseurs eux-même qui tirent les ficelles de ces petite machineries devant nos yeux, nous plongeant complètement dans l’émerveillement.
La musique était également un atout de taille, puisqu’il s’agit du musicien Brian Eno qui en était maître. Un orchestre était aussi présent en live, en dessous de la scène, comme à l’opéra. S’alternaient donc musique enregistrée et musique live, ou même parfois un mélange des deux, sans oublier les voix des interprètes de temps en temps.

C’est la première fois que j’ai été bercé par autant d’émotions différentes à une même représentation de danse.
Bien sur, sur le plan technique mes observations étaient tout à fait satisfaites, mais je me laissais toujours surprendre par l’émotion tout à coup qui faisait hérisser mes poils (c’est vrai, je m’aperçois que j’ai toujours froid lors des spectacles qui me touchent ! Je sais bien évidemment pourquoi maintenant, mais sur le moment je ne m’en rend pas compte…). L’expression est ici bien appropriée : on passe “du rire au larmes”, très facilement.
ο synchronisation parfaite entre le personnage et son ombre (dansée par un autre danseur évidemment)
ο intensité et beauté du couple et de son jeux amoureux
ο humour et décalage de la pétillante Aurélia Petit et de Christophe Salengro par sa maladresse attendrissante
ο scènes de groupes burlesques et presque absurde
ο solo de Philippe Decouflé poignant par sa maîtrise et l’énergie dégagée

ο qualité et originalité des costumes de Philippe Guillotel

Un spectacle parfait à mes yeux, et qui a conquis tout le monde. Je suis ravie d’avoir fait connaître cet excellent chorégraphe à mes amis, qui ont aussi été subjugués par tant de créativité.

Voici une petite vidéo à voir pour un aperçu de certaines scènes :

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lien vers le site de Découflé et de sa compagnie DCA ici

Olivier Grossetête // structure en carton

Jeune artiste plasticien, Olivier Grossetête nous a invité a participé à son projet (déjà plusieurs structures monumentales construites dans plusieurs villes) : la construction de la façade de l’église de la Madeleine en carton, sur le Cours Mirabeau.

C’est à l’occasion de l’événement “C’est Sud” qu’il a pu intervenir dans la ville. Il s’agit d’une construction-performance qui invite le public à participer et à s’entraider dans une production plastique aux dimensions impressionnantes. L’union fait la force…

Olivier est venu nous présenter son travail à l’amphi de l’école, et après de nombreuses questions et un bon dialogue, il nous a proposé de participer à ce projet dans la construction, mais aussi l’aider à l’organisation des actions et des personnes présentes ce jour là. Nous sommes une poignée à se porter volontaires comme petits “maîtres d’oeuvre”. Des plans nous sont distribués et des réunions planifiées.

Nous allons, quelques jours avant le jour J, à l’école primaire, où Olivier a déjà commencé un travail assidu avec les élèves depuis plusieurs semaines. Toutes ces petites mains habiles ont déjà construit les parties de l’édifice les plus compliquées (les cartons à découper, et les arches notamment). Nous les rejoignons pour faire connaissance et commençons à mettre la main à la pâte pour prendre les bonnes habitudes de montage, scotchage et d’assemblage. Le temps d’un après-midi, nous retournons avec plaisir dans la cours de la petite école, avec même une pause récré ! Je me rend compte que la démarche participative d’Olivier est au centre du projet, et que les relations sont aussi importantes que le résultat concret. Des efforts physiques certes, mais aussi du dialogue, un effort de communication et une entraide sont indispensables dès que démarre le travail en groupe (ce que nous avions déjà testés lors de nos nombreux travaux collectifs avec notre classe, mais jamais avec des personnes inconnues, ce qui change tout !).

Le samedi 24 mai, c’est le grand jour de la construction ! Mais nous sommes tous inquiets du mauvais temps qui risque de tout faire changer…
Le travail se met en route doucement. 9h du matin. Plein milieu du cours Mirabeau. Circulation routière stoppée. Les passants commencent à nous observer… Les premiers cartons se montent petits à petits… et le petit groupe de travailleurs acharnés grossit de plus en plus. Les enfants sont ravis de jouer au milieu de cette cabane géante qui commence à prendre forme. Tout le monde est invité à enfiler un rouleau de scotch à son poignet.
Une fois le toit, partie la plus compliquée est montée, le premier étage est prêt à être soulevé pour rajouter des cartons en dessous. Et oui, nous commençons d’abord par construire le haut du “bâtiment”, pour rajouter des “pierres” à l’édifice petit à petit par le dessous. Moment le plus impressionnant, chacun se met à son poste : une personne pour chaque endroits porteurs, et… 1… 2… 3 !! Tout le monde se synchronise et nous soulevons la construction, pendant que d’autre posent des cartons dans l’alignement des piliers, et font monter l’église d’un peu plus d’un mètre. Ceci, ainsi de suite, avec bien sur des variations selon le plan que nous essayons de respecter à la lettre.
Tellement plongée dans l’action, je ne me suis pas rendu compte que la structure montait si vite, c’est avec du recul que le résultat est le plus impressionnant.
Une émulation étonnante se crée et tout le monde s’organise et joint ses forces pour faire avancer les choses. C’est une joyeuse pagaille pleines de cris d’enfants et de vas et vient incessants qui est certes fatiguant, mais aussi très motivant !
Bien sûr, il y a quelques règles, que nous devons expliquer à ceux qui participent, pour que la construction tienne le coup et soit bien solide aux moments des levés, il y a une technique pour scotcher (aux bon endroits). Les enfants ont du mal avec ces gros rouleaux de scotch et ne font pas vraiment ce qui est attendu, mais qu’importe, leur joie est tellement grande de participer, que nous les laissons le gaspiller…!

Nous avons eu de la chance de pouvoir faire la connaissance d’Olivier Grossetête et de participer à son projet. Ce fut une très bonne expérience en ce qui me concerne.