A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).

A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).






Deux dernières scéances des A.O.C
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“Allez dans le parking, il y a une bonne ambiance.”
Aussi, le grand format me plait et me permet d’essayer de gérer la couleur en prenant plus de risques.
J’ai choisis d’apporter de la couleur vive, au constrate de celles réelles du parking, plutôt froid et grisâtre. A partir de 3 couleurs seulement. rouge – jaune – vert. Mon bonhomme grec musclé parait écorché pour certains, pour moi il est plus “pop” ! Devant son canoé et sa moto il parait bien décalé… ah ! l’ambiance du parking ! plutôt chouette !

J’ai choisi deux peintures de Paul Klee. J’aime ses couleurs, ses lavis, ses couleurs pures ou pastelles, sa manière de structurer l’espace par des lignes imaginaires, ses motifs… sa simplification abstraite des formes.
Je peins dehors, un coin de l’école, une perspective, pour avoir l’occasion de construire un espace, et d’y ajouter des couleurs. Sur un grand format, un carré d’environ 1mètre sur 1mètre.


Voila le résultat de mon dur labeur… de ponçage ! J’ai également retiré les angles des côtés de la planche, trop durs, au couteau à bois.
Je suis plutôt contente du résultat : les veines sont bien dégagées et le bois a l’air usé naturellement. Aussi, la dimension tactile m’intéresse, on sent encore mieux le relief et c’est agréable au touché.




Voilà le 1er résultat d’une idée d’une technique soumise par mon cher frère ébéniste, mis en pratique avec l’aide de Don Jacques et le matériel de l’atelier métal.
Grâce à cette brillante idée, j’ai pu enfin réaliser ce que je désirai depuis le début : mettre en relief, souligner et mettre en valeur les lignes du bois, les nœuds et les imperfections. La brosse enlève la partie tendre du bois, c’est à dire, ce qu’il y a entre les lignes (endroit les plus durs qui marquent les couches annuelles). Les nœuds, eux aussi durs, restent ainsi au premier plan. C’est exactement ce qu’il me fallait !
Perceuse + brosse ronde métallique –>> mouvements appuyés de va-et-vient en suivant le sens du bois.
Même si cette technique est fatigante et qu’il me faudra du courage, je suis satisfaite du résultat, et vais me mettre le plus rapidement à l’œuvre pour réaliser mon projet.
Voici le premier essai sur une petite planche de pin :


La suite des travaux effectués le mercredi matin avec Raphaëlle.
…suite des croquis en temps limités, avec uniquement 3 couleurs.
…nous sommes sortis de l’atelier : ça fait du bien ! mon horizon s’ouvre. une grande bouffée d’air (sans odeur!). nouvelles images, plus de possibilités… construction, texture, lumière…





3ème A.O.C > le groupe Photo et Sérigraphie mêlé.
A.O.C particulier puisqu’il s’agit de seulement 2 semaines de travail, où nous laissons tomber tout autre travail en cours. Nous travaillons sans relâche 4 jours par semaine pendant 2 semaines (mercredi, jeudi, vendredi, samedi) pour mener à bien dans les temps, un projet d’édition croisé entre un premier travail photo, et un second en sérigraphie.
<<<< Sujet >>>>
Le portrait. à prendre dans tous les sens du terme possibles et imaginables…
dans… Le vraisemblable.
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2 sujets imposés :
A partir des images de la réalité (une photo est en soit, toujours un fragment du réel), faire croire à une histoire fictive. Soit en détournant ou modifiant les éléments de la réalité, soit en prenant telle quelle la réalité, en se débrouillant pour faire croire à une fiction. Tout ça, en restant vraisemblable. Que ce soit possible d’y croire, de se faire prendre au jeu de l’histoire.
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Le sujet lancé, nous devons trouver une idée pertinente à développer… Chose difficile en si peu de temps, et sachant que nous devions avoir terminé ces deux travaux à la fin des 2 semaines !
Alors je me lance dans une session photo à travers la ville… Sans trop savoir où aller… Je prend des dizaines de photos que je jugent interessantes, soit par leur sujet, soit par leur image…
Le lendemain, nous devons présenter nos 2 sujets choisis. Voilà, on nous demande de faire simple. Ok, j’ai trouvé ; après avoir longuement hésité sur des axes trop larges qui m’ont embrouillés, je décide de tenir compte du résultat de mes photos fraîchement acquises…
1er sujet portrait : Je suis tombé nez à nez avec un mur éclairé d’une certaine façon. En réalité, ce n’était pas le mur qui devait être mis en valeur, mais une vieille porte en bois décorée, un peu plus loin. Moi, j’ai trouvé que ce mur était très beau, avec sa plante grimpante qui s’accrochait pour escalader jusque de l’autre côté. Un spot éclairait franchement cette plante, et plus précisemment, une feuille, là, dréssée, face à la lumière. Comme une star elle se tenait fièrement. Le voilà mon portrait. Je n’ai plus qu’à la prendre en photo, elle m’est déjà assez mise en valeur par cette forte lumière. Et telle une véritable starlette, elle se tient sous les feux de la rampe ; plus belle que les autres, elle scintille par contraste.
2ème sujet fiction : A partir d’une rencontre hasardeuse avec mur mur vitré mystérieux, j’ai découvert un endroit des thermes d’Aix qui m’était inconnu auparavant. En effet, à travers de gros carreaux (bien sales!), si on se penche bien, on peut apercevoir une grande salle. Et c’est à partir de cette image, qui me paraissait si étrange, que je me suis dit… pourquoi modifier la réalité pour créer une fiction ? J’ai déjà devant moi une photo si mystèrieuse ! Elle est difficile à lire et suppose forcément des questions. Il ne me reste plus qu’à imaginer une histoire à partir de là, et à construire un récit (images et scenario).
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Après quelques recherches, voici les premiers éléments que j’ai écrit qui pourront vous expliquer le déroulement de la fiction :
Fiction / vraisemblable / histoire qui pourrait être vraie / leurre
Secte / société secrète / eau / gourou / nuit / lumière / légende / croyance / adeptes
Photo + légende >> la légende en dit plus que la photo n’indique d’indices concrets. Invite à l’imagination. L’image est réelle, mais invite au fictif par une interprétation donnée.
À partir d’éléments réels, comme des images issues de lieux réels, des légendes et des mythes connus de tous, des interprétations symboliques publiques (publiées, ou issues des croyances populaires).
Histoire fictionnelle menée par les images.
>> Enquête secrète (mystère des entrepreneurs : police ? services secrets ? détective privé ? services fiscaux ? renseignements généraux ?)
>> Dans quel but ? ( statistique ? presse ? justice ? information secrète ?)
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Les thermes d’Aix-en-Provence sont à l’emplacement exact où le général romain Caïus Sextius fonda les thermes d’Aquae Sextiae, en 122 avant JC.
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Scenario, histoire de la secte :
La secte des adorateurs de l’eau.
Chaque soir, un groupe d’adorateurs se réunit aux alentours de 23h, pour participer à un rituel ponctuel (minuit, heure de purification de l’eau, où elle acquiert un maximum d’ondes spirituelles). Le lieu est tenu secret.
Nous enquêtons sur ces activités nocturnes pour découvrir plus d’indices. Maître-chanteur ? gourou ? compte en banque au nom des « thermes aixoises », ou « association des bienfaiteurs de l’eau » ? comment y adhérer ? faut-il un parrainage ?
Signe – symbole
• Triangle :
Le triangle symbolise : la trinité, l’alliance, la connexion entre eau/divinité/hommes. Aussi, la forme géométrisée d’une goutte d’eau. Parallèle avec sa représentation à l’état moléculaire H2O, aussi triangulaire.
• Couleur : vert bleu, turquoise :
La couleur turquoise représente la couleur limpide de l’eau, lorsqu’elle est claire et pure. Aussi, c’est la couleur de l’apaisement, de la confiance.
Tenue vestimentaire
Lorsque les adeptes rentrent dans le lieu de rassemblement, une tenue de baignade est requise(maillot de bain pour les adeptes et peignoir en plus pour le gourou).
Rituel
Rassemblement. Salut de soumission au gourou, puis salut respectueux entre confrères. Récitation de prière sur les lois fondamentales de la puissance de l’eau. Méditation commune. Invitation à communion avec l’esprit saint aqueux par baignade. Le gourou choisis avec précision son adepte pour la baignade. Seul un adepte a le droit de l’accompagner dans sa quête spirituelle. L’adepte est choisi selon des critères de bonne conduite, de respect des lois, et de gestes d’offrande faits à leur dieu. Le corps a été préalablement nettoyé de toute salissure du monde extérieur, et chacun est passé dans un sas purificateur de décontamination.
Croyances
L’eau est bienfaitrice sur le corps et l’esprit. Elle apaise et guérit. Les membres des bienfaiteurs de l’eau recherchent à travers cet élément divin la paix intérieure (le corps et l’esprit), et la vie éternelle par une renaissance spirituelle de l’âme dans un monde aquatique.
Apres la mort du corps, l’âme et l’esprit dans un monde spirituel aquatique. Parallèle avec le “paradis” chrétien, mais où l’espace ne serait matérialisé uniquement par l’élément aquatique et la couleur turquoise. Cet espace de bien être est réservé aux adeptes bienfaiteurs, qui auront respecté les lois fondamentales de la secte et poursuivit leur chemin initiatique jusqu’à leur fin de vie dans le monde réel, aussi, le plus important est de s’être fait bénir par l’eau divine à la fin de son initiation par le maître gourou, seul intermédiaire direct avec le spectre divin. Monde promis >> ainsi, le but de chaque adepte est d’être béni par le gourou (cela se mérite).
Triangle > Eau/dieu/hommes
eau (supérieur au dieu) (symbole spirituel matérialisé) divinisée par un intermédiaire, le dieu (supérieur à l’homme) (être spectral du général romain Caïus Sextius) bénie l’eau, qui étend sa croyance par la foi du gourou et des adeptes (hommes). Le gourou, considéré comme un homme, a cependant un pouvoir supérieur à celui des adeptes, parce qu’il a été choisi et nommé par le spectre Caïus Sextius (par une apparition) comme représentant chef du cercle bienfaiteur.
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Général romain Caïus Sextius : A partir des croyances égyptiennes, il fonda un lieu de louange à son élément favori en parallèle au pouvoir thérapeutique et bienfaiteur de la source naturelle de la région. A l’époque de la fondation par le général, les thermes étaient destinées à ses soldats pour leur apporter du réconfort et soigner leur blessures. Peu à peu naît une croyance à partir du pouvoir surnaturel de l’eau. Et à travers les siècles, un mouvement spirituel s’installa autour des thermes. Aujourd’hui ce cercle spirituel reste secret.
L’eau passée en contact avec le triangle béni par le général romain Caïus Sextius (fondateur des thermes aquae Sextiae en 122 avant JC) en ressort automatiquement bénie par le dieu. Son pouvoir spirituel est alors précieux, et limité dans le temps (24 heures).
Quiconque se baigne dans ce liquide en ressort lavé de ces péchés et soumis à une foi innommable.
Symbole couleur
• Vert : emblème de l’éternité et des renaissances, le scarabée égyptien, signifiait, la régénération nécessaire pour naître à la vie spirituelle.
• Bleu : dans le langage sacré égyptien, le Bleu symbolise l’Immortalité.
Le Bleu apaise, calme profondément.
En tant que symbole de l’eau, qui nettoie, nourrit et rafraîchit. Elle transforme les substances en les dissolvant.
Symbole triangle
Le corps, l’âme et l’esprit.
Puissance, amour et sagesse (pour le dieu).
L’eau est associée au triangle rectangle.
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Voici quelques images faisant partie du diaporama :








Premiers travaux “dessinez ce qu’il y a autour de vous” :



avec la main droite… puis la main gauche (côté droit de la feuille) !

main gauche :

main gauche et droite simultanément :

mes empreintes digitales :


Dessins (format A3) :

Dessin approximatif de mon empreinte digitale à partir du modèle de mon pouce gauche… / Explorer les possibilités des lignes, comment elles se disposent, voir les similitudes avec celles du bois.

Dessin imaginaire du veinage du bois, influencé par le dessin digital.
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Recherches sur les différentes veines du bois :

Le dessin des veines dépendent du sens dans lequel est coupé le bois. Même si les veines concentriques sont interessantes par leur signification par rapport au temps, je préfère celles plus rectilignes qui montrent plus de variations. Je suis plus attachée aux coniques, ou curvilignes, plus complexes et plus courbées.
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grains de beauté . ¨ . .. ¨¨ . ¨ … ¨ . .. ¨ . 
Comme la peau a ses particularités, le bois a ses originalités : pour moi, les noeuds sont comme des grains de beauté. Considérés à la fois comme danger potentiel (cellule cancereuse), et détail charmant qui met en valeur un endroit particulier du corps, les grains de beauté sont précieusement gardés ou rapidement chassés… Les noeuds représentent généralement un défaut dans la structure du bois. Pour les professionnels qui travaillent avec ce medium vivant, il faut le rejetter ou le contourner pour éviter des complications ou des résulats inesthétiques. Loin de là, je pense que c’est justement une richesse qu’il faut conserver et observer avec intêret, et, comme le grain de beauté (au sens premier), il est comparable au coeur d’un gateau au chocolat qu’on garde pour la fin…
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” Ces lignes tortueuses forment des espaces qui se détachent, à l’intérieur d’un mouvement assez uniforme, qui semble avoir un but : aller le plus loin possible, le plus rapidement possible, donc en empruntant le chemin le plus court. Au milieu de ces flux existent des naissances de nouvelles lignes, nouvelles vies, nouveaux départs (noeuds >branches) qui perturbent l’équilibre parallèle et sinueux des vagues-veines, chargées de sang, liquide vital qui parcourt tout le corps de l’arbre. Et c’est alors que ces lignes, se resserent, s’entrelacent, tourbillonent, s’entrecroisent et se décroisent sans cesse, vers un centre : un noyau naissant. Alors les autres veines, les ainées, celles qui sont là depuis le début, veulent les éviter, les contourner pour ne pas faillir à leur tâche nourrissière. Il arrive parfois que quelques unes fassent demi-tour, freinées par ses barrages croissants. Mais tant pis, leur devoir s’arrête donc là. Et c’est repartit pour un tour ! Hop ! Les copines contournent et repassent devant.”
une piste à suivre…
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bois : définition → substance solide et fibreuse qui compose les racines, la tige et les branches des arbres.
différentes expressions avec le mot bois :
“faire du feu de tout bois” > utiliser toutes les opportunités
“il est du bois dont on fait les flûtes” > il accepte tout
“il saura de quel bois je me chauffe” > comment je vais réagir (cad violemment)
“touchons du bois” > formule pour conjurer le mauvais sort
“on n’est pas de bois” > on n’est pas insensible au charme de l’autre sexe
“avoir la geule de bois” > anciennement, avoir la bouche sèche après avoir bu de l’alcool ; aujourd’hui, avoir les mauvais effet de l’alcool le lendemain après avoir bu de l’alcool
“la langue de bois” > qui se résoud à ne rien dire
“un chèque en bois” > un chèque sans provision
“être dans ses bois” > être dans ses meubles (cad chez soi)
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Le Bois. Ce qui m’interesse dans l’aspect visuel du bois, ce sont toutes ces lignes, ces courbes, ces noeuds, qui sont pourtant appelés des défauts. Dans le domaine professionel, les noeuds sont à éviter, à rejetter. Pourtant, c’est ça qui fait tout le caractère de chaque essence de bois. C’est ça qui me plait, ce que je trouve beau, sensible par ces variations, ces oscillations, cette instabilité, cette évolution, ces écarts, ces espaces, ces entrelacs…
défauts du bois = noeuds, gélivure, roulure, lunure, “couts de vents”, cannelures du tronc, le coeur du bois, poches de résines, entre-écorce, fil ondulé, bois madré ou ronceux, broussins, loupe…
On peut d’ailleurs mettre parallèle les veinures du bois avec ces lignes que nous portons tous sur notre peau, les empreintes digitales. Ce dessin de lignes naturelles de la peau se retrouve aussi à l’intérieur de l’anatomie organique du végétal. Et comme chacun porte un caractère digital différent, chaque arbre porte aussi un dessin unique.
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à propos des noeuds :
” Les noeuds dans le bois nous montrent à quel moment l’arbre s’est dréssé vers le ciel, à quel moment il a absorbé la lumière du sud, s’il avait émergé dans une fôret dense, dans un pré ou bien à la lisière des bois.”
Giuseppe Penone.
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lignes-cernes-veines.
1 ligne = 1 an
La cerne apparait parceque l’arbre est marqué par les changement de saisons. Plus l’arbre pousse, plus l’écard entre la cerne précédente est grande.
L’étude du veinage (pour la datation) s’appelle la dendrochronologie. >site sur la dendrochronologie ici
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projet volume… juste une idée pour mettre en valeur ces lignes
peut être méler le dessin de mes empreintes (digitale) à celle du bois.

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Artistes – références :
♥ Giuseppe Penone (artiste contemporain italien / né en 47, Arte Povera/ Land art, sculpture/ installation/ dessin/ interventions dans la nature) /// Penone : sur wikipedia /// Penone : doc du Centre Pompidou
J’adore cet artiste pour ses projets plein de poésie et de délicatesse, sa façon de révéler la nature. J’ai dejà vu plusieurs de ces alberi, et d’autres pièces plus récentes qui me touchent beaucoup.
Ces oeuvres émanent une évidence, une clarté qui crée une véritable émotion. Dans son travail sur les alberi, il sculpte le tronc ou la poutre (coupé industriellement, si banale soit elle) à la manière artisanale, au couteau à bois. De cette façon, il met à nu la poutre, délivrant le coeur de l’arbre, son ancienne vie, sa mémoire. Il extrait les noeuds et la naissances des branches à partir des veinures du tronc coupé, ou de la poutre taillée par la main de l’homme.


♣ Toni Grand (artiste contemporain français /1935-2005, support-surface, installations, sculptures ) /// Grand sur wikipédia ///
Toni Grand travaille a travaillé avec le matériau bois des années 1969 à 1975, pour ensuite s’interesser à d’autres matériaux comme la pierre ou la résine. Ce sont donc ces anciens travaux qui m’interesse (les plus discrets en termes d’information et de publication!).
Φ Ces sculptures sont faites à partir de branches, qu’il équarrit* ou scie, écarte, dégage, fente et/ou refente (entièrement ou partiellement), dégrossi ou ajoute de l’epaisseur, débite, courbe, glisse, calle, colle, entrecroise…
* équarrir = Tailler à angle droit.
Ce qui me plait dans son travail, ce sont ces espaces créés là ou ils n’existaient pas. Il encadre en donnant de l’espace à un endroit particulier. La branche prend alors de l’ampleur, se développe dans l’espace. Elle prend de l’envergure et se déplie. Son corps, vu de l’intérieur, devient important. Sa découpe éclate et habille sa silhouette

Φ Ses scuptures-objets remettent en question le concept de sculpture >> ôter ou ajouter de la matière ; pas de socle ; perception dans l’espace différente.
Perception des sculptures >> Elles produisent un espace d’entente et de communication fait étrangement de deception, de trouble et d’émotion retenue. Elles ne font rien apparaître du “moi” du sculpteur, elles sont distantes et ne révèlent pas de trait de sa personnalité.
“Quand je revois des oeuvres anciennes [il parle des oeuvres en bois] [...], j’ai un grand plaisir de leur insensé, du fait que ce n’est que cela et que c’est “merveilleux”, pas moins emotionnel ou moins affectif. [...] Je trouve les oeuvres anciennes expressives, étant entendu que l’expressivité, c’est hors de soi. Je les trouve hors de moi, très extatiques.”
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Les sculptures sont disposées dans l’espace sans installation pré-établie. Elles sont libres, dans un espace qui les entoure et leur convient. Elles n’ont pas de socle, sont posées dans l’espace sans autre détermination qu’être là en tant qu’objet-sculpture. C’est cette ouverture qui ne permet pas d’étiquetage au travail de Toni Grand. Il montre ce qui est, et c’est tout. Avec la plus grande neutralité possible. Chaque pièce est autonome.
Φ L’emploi du matériau bois est d’ailleur relié à cette neutralité. Pour Toni Grand, le bois est materiau de ses pièce parce qu’il est accessible et neutre. Son utilisation n’est pas liée à la charge symbolique du bois.