A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).

A l’occasion de la journée portes ouvertes de l’école, j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail effectué en bois ; avec l’initiative de Don Jacques (merci!).







Voila le résultat de mon dur labeur… de ponçage ! J’ai également retiré les angles des côtés de la planche, trop durs, au couteau à bois.
Je suis plutôt contente du résultat : les veines sont bien dégagées et le bois a l’air usé naturellement. Aussi, la dimension tactile m’intéresse, on sent encore mieux le relief et c’est agréable au touché.




Voilà le 1er résultat d’une idée d’une technique soumise par mon cher frère ébéniste, mis en pratique avec l’aide de Don Jacques et le matériel de l’atelier métal.
Grâce à cette brillante idée, j’ai pu enfin réaliser ce que je désirai depuis le début : mettre en relief, souligner et mettre en valeur les lignes du bois, les nœuds et les imperfections. La brosse enlève la partie tendre du bois, c’est à dire, ce qu’il y a entre les lignes (endroit les plus durs qui marquent les couches annuelles). Les nœuds, eux aussi durs, restent ainsi au premier plan. C’est exactement ce qu’il me fallait !
Perceuse + brosse ronde métallique –>> mouvements appuyés de va-et-vient en suivant le sens du bois.
Même si cette technique est fatigante et qu’il me faudra du courage, je suis satisfaite du résultat, et vais me mettre le plus rapidement à l’œuvre pour réaliser mon projet.
Voici le premier essai sur une petite planche de pin :


mes empreintes digitales :


Dessins (format A3) :

Dessin approximatif de mon empreinte digitale à partir du modèle de mon pouce gauche… / Explorer les possibilités des lignes, comment elles se disposent, voir les similitudes avec celles du bois.

Dessin imaginaire du veinage du bois, influencé par le dessin digital.
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Recherches sur les différentes veines du bois :

Le dessin des veines dépendent du sens dans lequel est coupé le bois. Même si les veines concentriques sont interessantes par leur signification par rapport au temps, je préfère celles plus rectilignes qui montrent plus de variations. Je suis plus attachée aux coniques, ou curvilignes, plus complexes et plus courbées.
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grains de beauté . ¨ . .. ¨¨ . ¨ … ¨ . .. ¨ . 
Comme la peau a ses particularités, le bois a ses originalités : pour moi, les noeuds sont comme des grains de beauté. Considérés à la fois comme danger potentiel (cellule cancereuse), et détail charmant qui met en valeur un endroit particulier du corps, les grains de beauté sont précieusement gardés ou rapidement chassés… Les noeuds représentent généralement un défaut dans la structure du bois. Pour les professionnels qui travaillent avec ce medium vivant, il faut le rejetter ou le contourner pour éviter des complications ou des résulats inesthétiques. Loin de là, je pense que c’est justement une richesse qu’il faut conserver et observer avec intêret, et, comme le grain de beauté (au sens premier), il est comparable au coeur d’un gateau au chocolat qu’on garde pour la fin…
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” Ces lignes tortueuses forment des espaces qui se détachent, à l’intérieur d’un mouvement assez uniforme, qui semble avoir un but : aller le plus loin possible, le plus rapidement possible, donc en empruntant le chemin le plus court. Au milieu de ces flux existent des naissances de nouvelles lignes, nouvelles vies, nouveaux départs (noeuds >branches) qui perturbent l’équilibre parallèle et sinueux des vagues-veines, chargées de sang, liquide vital qui parcourt tout le corps de l’arbre. Et c’est alors que ces lignes, se resserent, s’entrelacent, tourbillonent, s’entrecroisent et se décroisent sans cesse, vers un centre : un noyau naissant. Alors les autres veines, les ainées, celles qui sont là depuis le début, veulent les éviter, les contourner pour ne pas faillir à leur tâche nourrissière. Il arrive parfois que quelques unes fassent demi-tour, freinées par ses barrages croissants. Mais tant pis, leur devoir s’arrête donc là. Et c’est repartit pour un tour ! Hop ! Les copines contournent et repassent devant.”
une piste à suivre…
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bois : définition → substance solide et fibreuse qui compose les racines, la tige et les branches des arbres.
différentes expressions avec le mot bois :
“faire du feu de tout bois” > utiliser toutes les opportunités
“il est du bois dont on fait les flûtes” > il accepte tout
“il saura de quel bois je me chauffe” > comment je vais réagir (cad violemment)
“touchons du bois” > formule pour conjurer le mauvais sort
“on n’est pas de bois” > on n’est pas insensible au charme de l’autre sexe
“avoir la geule de bois” > anciennement, avoir la bouche sèche après avoir bu de l’alcool ; aujourd’hui, avoir les mauvais effet de l’alcool le lendemain après avoir bu de l’alcool
“la langue de bois” > qui se résoud à ne rien dire
“un chèque en bois” > un chèque sans provision
“être dans ses bois” > être dans ses meubles (cad chez soi)
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Le Bois. Ce qui m’interesse dans l’aspect visuel du bois, ce sont toutes ces lignes, ces courbes, ces noeuds, qui sont pourtant appelés des défauts. Dans le domaine professionel, les noeuds sont à éviter, à rejetter. Pourtant, c’est ça qui fait tout le caractère de chaque essence de bois. C’est ça qui me plait, ce que je trouve beau, sensible par ces variations, ces oscillations, cette instabilité, cette évolution, ces écarts, ces espaces, ces entrelacs…
défauts du bois = noeuds, gélivure, roulure, lunure, “couts de vents”, cannelures du tronc, le coeur du bois, poches de résines, entre-écorce, fil ondulé, bois madré ou ronceux, broussins, loupe…
On peut d’ailleurs mettre parallèle les veinures du bois avec ces lignes que nous portons tous sur notre peau, les empreintes digitales. Ce dessin de lignes naturelles de la peau se retrouve aussi à l’intérieur de l’anatomie organique du végétal. Et comme chacun porte un caractère digital différent, chaque arbre porte aussi un dessin unique.
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à propos des noeuds :
” Les noeuds dans le bois nous montrent à quel moment l’arbre s’est dréssé vers le ciel, à quel moment il a absorbé la lumière du sud, s’il avait émergé dans une fôret dense, dans un pré ou bien à la lisière des bois.”
Giuseppe Penone.
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lignes-cernes-veines.
1 ligne = 1 an
La cerne apparait parceque l’arbre est marqué par les changement de saisons. Plus l’arbre pousse, plus l’écard entre la cerne précédente est grande.
L’étude du veinage (pour la datation) s’appelle la dendrochronologie. >site sur la dendrochronologie ici
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projet volume… juste une idée pour mettre en valeur ces lignes
peut être méler le dessin de mes empreintes (digitale) à celle du bois.

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Artistes - références :
♥ Giuseppe Penone (artiste contemporain italien / né en 47, Arte Povera/ Land art, sculpture/ installation/ dessin/ interventions dans la nature) /// Penone : sur wikipedia /// Penone : doc du Centre Pompidou
J’adore cet artiste pour ses projets plein de poésie et de délicatesse, sa façon de révéler la nature. J’ai dejà vu plusieurs de ces alberi, et d’autres pièces plus récentes qui me touchent beaucoup.
Ces oeuvres émanent une évidence, une clarté qui crée une véritable émotion. Dans son travail sur les alberi, il sculpte le tronc ou la poutre (coupé industriellement, si banale soit elle) à la manière artisanale, au couteau à bois. De cette façon, il met à nu la poutre, délivrant le coeur de l’arbre, son ancienne vie, sa mémoire. Il extrait les noeuds et la naissances des branches à partir des veinures du tronc coupé, ou de la poutre taillée par la main de l’homme.


♣ Toni Grand (artiste contemporain français /1935-2005, support-surface, installations, sculptures ) /// Grand sur wikipédia ///
Toni Grand travaille a travaillé avec le matériau bois des années 1969 à 1975, pour ensuite s’interesser à d’autres matériaux comme la pierre ou la résine. Ce sont donc ces anciens travaux qui m’interesse (les plus discrets en termes d’information et de publication!).
Φ Ces sculptures sont faites à partir de branches, qu’il équarrit* ou scie, écarte, dégage, fente et/ou refente (entièrement ou partiellement), dégrossi ou ajoute de l’epaisseur, débite, courbe, glisse, calle, colle, entrecroise…
* équarrir = Tailler à angle droit.
Ce qui me plait dans son travail, ce sont ces espaces créés là ou ils n’existaient pas. Il encadre en donnant de l’espace à un endroit particulier. La branche prend alors de l’ampleur, se développe dans l’espace. Elle prend de l’envergure et se déplie. Son corps, vu de l’intérieur, devient important. Sa découpe éclate et habille sa silhouette

Φ Ses scuptures-objets remettent en question le concept de sculpture >> ôter ou ajouter de la matière ; pas de socle ; perception dans l’espace différente.
Perception des sculptures >> Elles produisent un espace d’entente et de communication fait étrangement de deception, de trouble et d’émotion retenue. Elles ne font rien apparaître du “moi” du sculpteur, elles sont distantes et ne révèlent pas de trait de sa personnalité.
“Quand je revois des oeuvres anciennes [il parle des oeuvres en bois] [...], j’ai un grand plaisir de leur insensé, du fait que ce n’est que cela et que c’est “merveilleux”, pas moins emotionnel ou moins affectif. [...] Je trouve les oeuvres anciennes expressives, étant entendu que l’expressivité, c’est hors de soi. Je les trouve hors de moi, très extatiques.”
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Les sculptures sont disposées dans l’espace sans installation pré-établie. Elles sont libres, dans un espace qui les entoure et leur convient. Elles n’ont pas de socle, sont posées dans l’espace sans autre détermination qu’être là en tant qu’objet-sculpture. C’est cette ouverture qui ne permet pas d’étiquetage au travail de Toni Grand. Il montre ce qui est, et c’est tout. Avec la plus grande neutralité possible. Chaque pièce est autonome.
Φ L’emploi du matériau bois est d’ailleur relié à cette neutralité. Pour Toni Grand, le bois est materiau de ses pièce parce qu’il est accessible et neutre. Son utilisation n’est pas liée à la charge symbolique du bois.
Atelier Bois (A.O.C 3)
Petit cours particulier avec Don Jacques Ciccolini très agréable. En effet, nous ne sommes que 3 (normalement. mais je me retrouve souvent qu’en la charmante compagnie de ma blonde, Candie). Alors nous apprenons petit à petit les noms et caractéristiques de chaques outils et machines, et surtout à s’en servir avec précautions ! …ces grosses machines imposantes sont un peu impressinonantes au début !
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1ère scéance :
Découverte des caractéristiques et fonctions des objets et machines de l’atelier.
Création d’un petit objet (potence) en tant que pretexte à l’illustration des acquisitions.
2ème scéance :
Découverte des différents bois (brut, médium, lamellé, contre-plaqué, compressés, aggloméré…)
Création d’une boîte cubique en tant que prétexte à utiliser des plaques de contre-plaqué, au découpage, assemblage, et utilisation des outils et machines.